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ISABELLE MABBOUX : MEILLEUR SOMMELIER DE FRANCE, EDITION 2020

01/09/2020

ISABELLE MABBOUX : MEILLEUR SOMMELIER DE FRANCE, EDITION 2020

En novembre 2018, Isabelle Mabboux, sommelière à l’Impérial Palace à Annecy s’est qualifiée avec brio à la finale du prestigieux concours du Meilleur Sommelier de France. Une dernière épreuve qui l’opposait à 4 autres candidat(e)s et à laquelle avait pris part un public médusé.

Deux ans plus tard, ce petit bout de femme revient sur le devant de la scène pour relever à nouveau le challenge. Entre une activité estivale très soutenue, un petit Simon avec autant d’énergie que sa maman et pas mal de révisions, nous avons réussi à lui voler quelques minutes. Et cette année, la demie finale aura lieu le 7 septembre à Reims
 
Groupe PVG : Pouvez-vous nous rappeler les conditions pour participer au concours du “Meilleur Sommelier de France” ? 
Isabelle Mabboux : Le concours du “Meilleur Sommelier de France” a lieu tous les deux ans. La présélection est nationale. Il faut savoir qu’aucun titre n’est nécessaire pour prétendre participer à ce concours en dehors du fait de travailler autour de cette industrie. Cette année par exemple, un caviste fait partie des candidats. C’est une première pour cette sélection. Je trouve que c’est intéressant, la sommellerie ne s’arrête pas qu’au restaurant. Finalement, c’est “tout ce qui se boit”, ça permet une certaine ouverture d’esprit sur le concours au global. 
La présélection a été organisée en février à Paris, nous étions alors plus d’une trentaine.  
 
PVG : Comment se présentent les épreuves et le jury d’un tel concours ? 
Les jurés sont représentés par des anciens lauréats et des Meilleurs Ouvriers de France principalement. Le concours est révisé tous les deux ans, il n’y a aucune formule clé. Les épreuves se font autour de questionnaires, d’ateliers oraux… Nous avons bien entendu la possibilité de goûter, et pour mon plus grand bonheur, en février il n’y avait pas de crachoir, je les ai gentiment remerciés ! (rires)
Depuis quelques années, les nouvelles démarches désacralisent un peu le secteur du vin et valorisent une connaissance au sens plus large, une analyse de l’actualité, de l’avenir... Comme la crise viticole liée au réchauffement climatique, il est impossible de ne pas en avoir conscience. On sort un peu “du cadre”. 
 
Comment comparez-vous cette nouvelle épreuve par rapport à celle de 2018 ?
J’étais enceinte lors des pré-sélections puis jeune maman pour la demi-finale, ça change pas mal de choses…
En 2018, je pouvais réviser en lisant des histoires sur les cépages à mon fils, aujourd’hui, il est un peu moins d’accord ! (rires). Plus sérieusement, je me rends bien compte que j’ai moins de temps actuellement. Mon poste à l’Impérial Palace est très enrichissant, et j’apprends toujours “sur le terrain” finalement, mais cette préparation est plus complexe que la précédente. La saison d’été a été très intense. Je pense simplement que chacun fait sa préparation comme il peut, et je sais qu’il y aura un sacré niveau le jour venu. Mais j’ai pourtant plus d’espoir que l’édition précédente.
Affaire à suivre donc…  
 
Il y a deux ans, vous indiquiez que vous souhaitiez vous lancer dans l’aventure du concours du “Meilleur Ouvrier de France” est-ce toujours le cas ? 
Oh oui ! Et pour le petit teasing, je peux d’ores et déjà vous dire que je suis inscrite pour l’édition 2022… 
 
Et concernant le “Meilleur Sommelier du Monde” ? 
Et non, toujours pas de changement là-dessus ! Il faut de toute façon être “MOF” pour y accéder, donc chaque chose en son temps. 
 
Comment envisagez-vous donc le concours du MOF par rapport à celui du Meilleur Sommelier de France ? 
Pour moi, même s’il s’agit de deux concours distincts, le travail de l’un mène à l’autre. Mais j’appréhende les choses différemment, le MOF est un diplôme d’Etat qui laisse la possibilité d’enseigner par la suite. Qui plus est, il n’y a pas qu’un seul gagnant. 
La présélection du MOF est en septembre 2021, ça me laisse forcément plus de temps pour le préparer, et le travail que j’effectue actuellement pour le Meilleur sommelier de France me sera également utile. D’ailleurs, les épreuves sont basées sur le même principe entre le MSF et le MOF (atelier, reconnaissance, association mets & vins…). La partie culturelle française est bien plus ancrée pour le MOF, ainsi que la partie historique. La gastronomie entre davantage en jeu, et le service également. 
 
Depuis six années que vous êtes responsable de nos Caves à Annecy et La Clusaz, pour l’hôtel Au Cœur du Village***** Relais & Châteaux, trouvez-vous qu’il y a eu une évolution dans l’attente de notre clientèle, peut-être encore davantage face à la situation actuelle ? 
Effectivement, la tendance actuelle, c’est “bien manger, bien boire”. Les gens n’ont plus envie de passer trop d’heures à table avec des menus en x temps… Ils se tournent vers des produits artisanaux, locaux. On revient aux basiques, aux choses simples, on sort des “grandes maisons”. L’avenir, c’est finalement revenir sur ce qu’on faisait avant, en simplifiant la consommation je pense.